Il faut les traiter avec un produit durcissant pour qu’ils deviennent rigide.
Le cône est chauffé dans une autoclave. J’ai fabriqué la mienne artisanalement.
Je l’étire rapidement sur une forme en bois. J’en ai aussi en plastique plus moderne mais moins pratique car on ne peux pas clouer dedans.
On le laisse sécher complètement. On peux ensuite le démouler et faire les finitions.
C’est un geste qui doit être très rapide car l’on doit travailler lorsque le feutre est chaud. Si l’on attend trop, il refroidit et il est alors difficile à manipuler. Il faut alors le repasser à la vapeur. Les formes en bois sont généralement en tilleul car c’est un bois tendre dans lequel on peux piquer facilement les épingles et qui supporte bien la chaleur et l’humidité.
Pour les feutres en laine artisanal, je fabrique moi même les cônes à partir de la laine des moutons que j’ai récupéré après la tonte.
Je lave la laine plusieurs fois à l’eau froide sans trop la manipuler pour éviter quelle ne se feutre. Je sors les déchets que sont entrelacés dans la toison (brindilles, plantes, insectes mais aussi crottes)
Une fois que la toison est propre, si besoin, je la teins en la faisant bouillir dans une grosse gamelle avec une très petite quantité de teinture en poudre et du vinaigre blanc pour assurer la prise de la teinture et de l’eau. Quand mon eau de teinture est redevenue transparente, ma laine doit refroidir sans que je la manipule. Elle est ensuite mise à sécher.
Pour faire un cône en laine, je pose les fibres de cette nappe côte à côte pour une première épaisseur sur un chablon de la taille du chapeau augmenté du pourcentage de rétrécissement. En le retournant, je fais de même pour l’autre coté.
Je fais ensuite une deuxième épaisseur en croisant les fibres. Après vérification qu’il n’y a pas de trou, je peux faire une 3e et une 4e épaisseur.
La laine est mouillée à l’eau chaude savonneuse et aplatie délicatement. Je lui applique alors un film de plastique ou de rotin, et je le roule délicatement dans un sens, puis dans un autre. Je retourne le cône encore très fragile et je le roule encore dans les 2 sens.
Mon geste s’accélère pour les roulages suivant, toujours en croisant les mouvements. Quand je sens que la laine se tient, Je sors délicatement le chablon en savonnant doucement la laine. Je peux alors foulonner le chapeau. C’est à dire que je le maltraite, je le lance sur mon plan de travail, je le frotte, Je lui fais subir toute une sorte de chose pas gentille mais toujours dans une ambiance chaude et humide. Si besoin, je le trempe dans l’eau chaude savonneuse. Après un temps certain, mon cône a de la tenue. Je vérifie régulièrement que mes fibres ne se détachent pas. Quand je pense qu’il est prêt, je peux alors le rincer à l’eau froide et au vinaigre afin de refermer les écailles de la laine. Je l’essore bien.
Faire un chapeau en feutre est une opération longue et physique. Prévoir au moins 2 h pour le feutrage de la laine.
Mon cône est alors prêt à être moulé sur une forme. Je peux alors le travailler comme un feutre industriel.
Bonjour
Est ce que je peux aplatir les bords d’un chapeau en feutre au fer tiède avec pattemouille
Merci
Oui Votre pattemouille doit être humide et votre fer chaud. Posez le sur une plaque de bois recouverte d’un chiffon de coton blanc.
Garder votre fer appliqué. Ne tirez pas sur les bords au risque d’élargir votre feutre.
Allez y progressivement en faisant tourner votre plaque sans déplacer le chapeau.
Laisser refroidir sans y toucher.
Cordialement
Isabelle