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Pourquoi je travaille la laine pour en faire des chapeaux ? Mon parcours de vie

par | Nov 9, 2020 | 0 commentaires

C’est durant le confinement que j’ai pris conscience pourquoi je voulais faire des chapeaux en laine naturelle.

chapeau cloche atypique en laine de mouton feutrée à la main

Depuis de nombreuses années, je pratique toutes sortes d’activité qui me relient à la terre. J’ai commencé avec la musique et les feux de camp quand j’étais plus jeune. Par le scoutisme tout d’abord, j’ai ressenti cet attachement à la terre. Nos longues soirées autour d’un feu de camp en regardant les étoiles accompagné par le chant et les guitares. Notre vie dans la nature m’a procuré beaucoup de plaisir avec  les nombreuses activités de nettoyage de la nature, les descentes de rivières en canoë, les débroussaillages de chemins de montagne et surtout  les relations humaines.

Plus tard, j’ai animé des chants dans les églises. Je sentais le calme dans ces lieux de culte et je me sentais en communion avec l’être humain et spirituel. J’ai travaillé comme secrétaire dans une paroisse et je cotoyais le monde spirituel tous les jours. J’ai fait connaissance d’une magnétiseuse qui m’a ouvert les yeux sur le monde paranormal.

mes instruments de musique  accordeon diatonique, guitare, harmonica, ukulélé ...

Durant cette période est venu le temps ou j’ai rencontré le tai chi chuan. Le tai chi chuan est un art martial chinois. Afin d’être efficace, il demande une demande une grande concentration et un enracinement .
C’est là que j’ai découvert l’enracinement. Au début, tout est difficile et on se demande comment on n’arrive pas à faire ses mouvements qui semblent si basiques quand on regarde les personnes âgées pratiquer cet art dans les places de Chine. Je vous parlerai de cet art martial dans un prochain post.

En m’intéressant à la Chine et à sa culture, j’ai découvert le feng shui. Le feng shui permet d’harmoniser son lieu de vie afin de faire circuler les énergies afin d’être harmonie avec son habitat ou son lieu de travail. J’ai commencé une formation pour devenir consultante feng shui.

capeline en tissu 2CV

A cette époque, je me cousais quelques chapeaux en tissu. C’est durant un week end de formation, qu’une stagiaire qui travaillait déjà la numérologie, m’a fait découvrir que mon nom de famille “CAUHAPE” était l’anagramme de “CHAPEAU” J’ai eu un nouveau regard sur mon activité et j’ai décidé de créer mon entreprise. A l’époque, j’allais de petits boulots en petits boulots. J’ai profité de l’arrivée de l’auto-entreprise pour monter mon atelier de chapeaux. Mon premier chapeau a été acheté par une formatrice alors que j’étais en stage à la chambre des métiers pour l’entreprise de mon mari. J’y ai vu un encouragement à continuer dans cette voie.

Lors d’un voyage avec mon mari, j’ai découvert sur un guide de voyage, la ville de Caussade, Cette ville du Tarn et Garonne dans la région d’Occitanie est le berceau du chapeau de paille.

Tous les ans au mois de juillet depuis 27 ans, ils organisent le festival international du chapeau avec exposition.
Cette exposition présente tous les chapeaux du concours qui est proposé aux modistes du monde entier.

Cette année là, nous sommes arrivés trop tard pour assister au festival mais l’année suivant, j’ai tenu un stand et proposé mes chapeaux à la vente. J’ai reçu de nombreux conseils de modistes chevronnées et des adresses de centre de formation.

L’année suivant, j’ai participé à mes premiers concours.

Tentes d'exposition Caussade 2013
grille chapeaux

Durant cette même année, j’ai reçu mes premiers sacs de laine de mouton et de lama. Au début, j’ai filé la laine au rouet puis, avec les restes, j’ai voulu en faire un chapeau en feutre. C’est alors que j’ai commencé à suivre mes premières formations au musée du chapeau à Chazelles sur Lyon.

 

J’ai pris goût au travail de la laine. Cette matière  au départ est moche, sale et ne sent pas bon. Puis, une fois passé entre mes mains en ressort propre et belle.

 

 

 

Le fait de plonger les mains dans la laine pour la laver me procure énormément de plaisir. Le contact avec la laine procure une sensation d’apaisement. Plonger les mains dans la laine me reconnecte avec le monde animal. 

 

lavage de la laine. trempage

L’eau dans laquelle elle trempe, donne les mains douces. La lanoline contenue dans le suint se dissout dans l’eau. La lanoline était utilisée autrefois en pharmacie pour faire des pommades et des onguents.

Il faut dire que mon premier travail a été préparatrice en pharmacie.
Je n’ai jamais accroché avec ce métier. Les seules choses que j’aimais, c’était l’herboristerie. 

Une fois la laine lavée, il faut encore la carder pour éliminer les débris accrochés à la laine et mettre les fibres dans le même sens.

Des nappes ainsi préparées, j’étale la laine en croisant les fibres qui seront alors mouillés et manipulés jusqu »à obtenir un cône de feutre.
C’est ce cône qui sera passé à la vapeur pour former le chapeau.

Tout ce travail est  long en préparation. L’écharpillage, le cardage puis le feutrage avant d’obtenir un chapeau. Je vous en parlerez dans un prochain article

L’année dernière, alors que j’étais chez une cousine pour les obsèques de mon oncle, j’ai reçu en cadeau un stock de forme de modiste datant du milieu du 20e siècle. De ces formes qui m’inspirent, je vais en tirer des chapeaux qui pourront orner les jolies têtes des personnes qui veulent porter un produit naturel, original et authentique.

Pour celà, j’ai réfléchi à des teintures dans les tons vintages.  Lorsque je fais les teintures, je dose les poudres afin d’obtenir la couleur que je désire pour faire mes futurs chapeaux. Après avoir utilisé des couleurs très vive, ma prochaine collection sera dans des tons plus doux. Je vois apparaître des roses, des verts tendres et des violines dans des tons en relation avec mes couleurs favorites.

caisse de forme à chapeaux

 Pour que vous aussi, vous puissiez profiter de cette expérience de la laine, je propose des ateliers de feutrage et de filage au rouet. En effet, j’ai appris le filage toute seule et je veux aider les tricoteuses à avoir leur propre laine. C’est tellement plaisant. 

Et attendant, prenez soin de vous et pour vous reconnecter avec la nature, n’hésitez pas à vous promener dans les bois, à regarder vivre les animaux, à regarder se lever ou se coucher le soleil, à regarder les étoiles, à marcher pieds nus.

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