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Origine, qualités et entretien des principales fibres naturelles

par | Jan 3, 2021 | 0 commentaires

Les fibres naturelles ont une origine soit végétale (les plus courantes : coton et lin) ou animale (laine, soie)

Les fibres végétales

Le coton

chapeau coton été

Le coton est fourni par les filaments fixés aux graines du cotonnier ; la fleur ressemble à la rose trémière. Après la floraison, une capsule se forme à l’intérieur du calice. En éclatant, elle libère les filaments (2000 à 7000 par graine) qui se présente sous la forme d’une boule d’ouate.

fleur de coton

Le coton se récolte à la main ou à la machine. La récolte manuelle, plus longue, est plus sélective : les cueilleurs ne ramassent que les touffes de fibres parfaitement mûres et d’un blanc éclatant. La récolte, entreposée pendant 30 jours pour achever la maturité et le séchage des fibres, est ensuite égrenée. Les fibres de coton brut pressées en grosses balles sont expédiés jusqu’aux entrepôts des filatures.

La production de coton se répartie en quatre classes : fibres courtes, fibres moyennes, fibres longues, fibres extra-longues. 

tissu de coton blanc

Depuis 2017, Samuel, Médéric et Yohan ont entrepris la culture du coton dans leur village situé dans le Gers, en France.

Propriétés :

– très absorbant

– antistatique

– souple et résistant

– rétrécit au lavage s’il n’est pas décatit

– se froisse s’il n’est pas traité

– ne bouloche pas

– est sensible à l’eau de javel et aux acides

– se teint et s’imprime facilement

– brûle rapidement, en dégageant une odeur de papier brûlé et en laissant des cendres friables.

Entretien :

Grand teint au lavage ou blanc : supporte l’ébullition

Imprimé ou de couleur foncée : se lave à l’eau tiède savonneuse

Rinçage abondant (eau vinaigrée pour les imprimés : elle ravive les couleurs et empêche de dégorger)

Séchage à l’ombre pour les couleurs,

Repassage à fer chaud sur l’envers.

Le lin

trilby lin

La plante mesure 60 cm. La fleur, selon les variétés, est bleue, blanche ou purpurine. Les semis sont fait au printemps. Quatre mois plus tard, le lin est arraché mécaniquement. Il est battu (pour en récolter les graines), mis à rouir sur champ ou dans l’eau légèrement chauffée (pour dissoudre la substance unissant la paille et la fibre), puis la paille est brisée pour en extraire la fibre. Le lin est ensuite peigné, filé et tissé. Le blanchiment, la teinture et l’apprêt lui donnent son aspect définitif.

fleur de lin bleu

De la plante, on utilise les graines (huile de lin, aliment pour le bétail), la paille brisées (panneaux agglomérés), enfin la fibre (tissu pour stores, bâches, toile pour tableaux, linge de maison, ameublement, habillement, revêtements muraux).

fleurs de lin blanc

La production à base de lin et de fibres synthétiques (principalement le polyester) offre des débouchés accrus dans l’habillement : le polyester donne au lin son infroissabilité.

tissu en lin naturel

Propriétés :

très résistant à la traction et à l’usure

– grande capacité d’absorption

– porosité à l’air (très frais par temps chaud)

– non pelucheux

– agréable au toucher

– non extensible

– peu salissant,

– se froisse facilement

– flambe rapidement

Entretien :

Lavage comme pour le coton pour le linge de maison ; habillement : faire un essai préalable car nettoyage à sec recommandé.

Pas d’eau de javel

repassage à fer chaud sur tissu humide.

Le sisal

bibi sisal chapeau mariage blé

Le sisal est une fibre végétale obtenue à partir d’une plante succulente tropicale. Une fibre naturelle tressée originaire d’Amérique latine, où pousse l’Agave permettant son extraction. Le nom Sisal évoque la ville de l’état du Yucatan, point de départ du commerce international de ce matériau.

bibi sisal chapeau mariage blé

En décoration, il est utilisé en tant que revêtement de sol. Ce type de fibre permet la fabrication de moquettes douces, naturelles et résistantes pour aménager les plus beaux intérieurs.
Une alternative écologique et moderne de plus en plus populaire. Plus connu dans sa teinte naturelle de beige crème, le sisal se pare de multiples coloris

Les fils de sisal sont ensuite tressés pour constituer un tissus de sisal : C’est ce sisal qui est utilisé en mode et chapellerie soit directement naturel,  ou apprêté, repassé, teint, brodé, etc.

En chapellerie, il est utilisé pour fabriquer les chapeaux de cérémonie.

bibi sisal chapeau mariage blé

Propriétés :

Le sisal est une fibre végétale particulièrement sensible aux taches. À moins de faire preuve d’une grande réactivité et d’utiliser les produits appropriés, s’en débarrasser peut s’avérer pratiquement impossible. Le sisal a la particularité d’absorber les liquides jusqu’à faire gondoler le revêtement, effet qui demeure irréversible. 

Entretien :

L’utilisation de détergents et de shampoings en poudre est obligatoire en décoration.

Les chapeaux en sisal sont fragiles.
On doit les conserver à l’abri de la poussière et de la lumière afin d’éviter la décoloration.

La paille

chapeau bibi paille mariage

La paille utilisée en chapellerie provient principalement de la paille de blé.

Avant d’être un accessoire de mode, le chapeau de paille était un accessoire pratique et indispensable aux paysans du Moyen Âge. Tressé avec de la paille ou du roseau, le chapeau de paille de l’époque avait les bords larges pour protéger du soleil les hommes et les femmes qui travaillaient dans les champs des heures durant. Il était donc associé à la classe populaire.

C’est en Italie et plus précisément en Toscane que se développa la création et la fabrication de chapeaux de paille à partir du le XIVème siècle .

C’est en utilisant la paille dans les champs que Pétronille Cantecor se mit à tresser les pailles de blé au milieu du XVIIIe siècle. Elle fonde alors la « Paillole » et l’industrie du chapeau de paille se développe à Caussade et Septfonds. Maurice Chevalier et son célèbre canotier sont la figure emblématique du chapeau de paille

Pour tresser la paille, on utilise les parties entre 2 nœuds. Pour une tresse fine, les brins de paille sont coupés en 4 ou 6 dans le sens de la hauteur.
Les brins sont humidifiés pour être facilement travaillés. Ils sont ensuite tressés par 5 brins en suivant des motifs particuliers.
Une fois la tresse faite, elle est ensuite cousu sur elle-même pour former le chapeau qui sera mis en forme progressivement sur une forme à chapeau.

Entretien :

Un chapeau de paille peut se conserver longtemps pour peu qu’on en prenne soin. Lui garder une certaine humidité pour le garder souple. Un chapeau trop sec peu devenir cassant et sera définitivement perdu.

Les fibres animales

La soie

soie orange

Les chenilles de certains insectes produisent de la soie (insectes séricigènes). Mais seule la chenille du bombyx du mûrier (appelée ver à soie) est l’objet d’un élevage systématique : elle produit la presque totalité de la soie utilisée dans le monde.

Des œufs « graines » en terme de métier, pondus au cycle précédent sortent des larves de 3 mm de long déjà capables de produire un fil. Le « ver » très vorace, devient rapidement adulte, fixe ses premiers fils et commence à construire l’enveloppe extérieure, amorce du cocon. C’est de l’enveloppe intérieure que l’on tire un long fil continu : il peut atteindre deux kilomètres.

Une partie des cocons sont laissés à l’évolution naturelle : la chenille, devenue chrysalide, émet une sécrétion qui ramollit une extrémité du cocon. Le bombyx apparaît. Mais il n’a ni bouche ni trompe et ne peut donc pas se nourrir. Il s’accouple pour se reproduire pendant ses 4 ou 5 jours de vie : Une femelle peut pondre 500 œufs.

La majorité des cocons sont cueillis et « traités » avant la sortie de la chrysalide : le cocon doit être intact pour être dévidable. Les cocons écartés au triage (cocons doubles ou défectueux) sont traités différemment : Ils sont cardés, peignés et convertis en fils dans des machines comparables à celles utilisés pour les fils de laine ou de coton. Les fils composés de filaments longs prennent le nom de schappe, ceux composés de filaments courts de bourrette.

2 larves font quelques fois équipe et filent le même cocon, difficilement dévidable. Ces cocons doubles, filés par des procédés spéciaux, fournissent une soie irrégulière et grosse : le doupion.

Des cocons « sauvages » sont aussi recueillis ; Leur fil donne les soies sauvages ou tussah. Cette production est forcement limitée.

Dans le commerce, la mention « pure soie » désigne un article réalisé 100 % en soie.

Vous trouverez de la soie dans quelques chapeaux en laine. Cette méthode de mélange de soie et de laine est appelé le feutre nuno.

Propriétés :

– aspect brillant (soie naturelle)

– douce au toucher

– grande capacité d’absorption.

– élasticité : elle se défroisse au simple contact de l’air.

– isolante de la chaleur et du froid

– souple mais possède du tombant

sensible au chlore et aux acides.

– brûle lentement en dégageant une odeur de corne brûlée et en formant une boule noire et friable.

Entretien :

Certaines qualités de soie ne supportent pas l’eau (faille, taffetas, mousseline, twill imprimé, crêpe , georgette, crêpe de chine et tissu cravate) nettoyage à sec obligatoire. Ne pas utiliser les machines des pressing self services. La soie en ressort foulée et fripée

Lavage en machine à proscrire

Lavage à la main à l’eau froide ou « dégourdie » (très peu d’eau chaude dans beaucoup d’eau froide= avec savon doux en paillettes.

Jamais de trempage

Presser sans tordre ni frotter ;

Rinçage dans une eau additionnée de vinaigre blanc ;

Séchage ; suspendre immédiatement sur un cintre ou étaler à plat à l’abri du soleil et de la chaleur

Repassage : fer à chaleur douce sur tissu humide (sans appuyer sur les coutures). Le crêpe de chine particulièrement élastique se rétracte mais reprend sa forme au repassage

soie sauvage, doupion, shantung : repassage à sec.

Il est déconseillé de repasser à la vapeur ; ne pas mouiller la soie à l’endroit d’un faux-pli ; risque d’auréole.

La laine

chapeau bibi paille mariage

La laine provient de la toison du mouton. Il existe un grand nombre de races donnant des qualités différentes en longueur, résistance et finesse des fibres. L’appellation laine désigne « également les fibres provenant d’autres animaux tels que l’alpaga, la vigogne, le lama, le chameau, le lapin angora et les chèvres Cachemire (production limitée)

La tonte a généralement lieu au printemps. Elle s’effectue le plus souvent à l’aide de tondeuses électriques. La toison coupée se tient d’une seule pièce grâce à l’enchevêtrement serré des fibres. Les toisons sont triées en 3 catégories : agneaux, brebis, bélier. Elles sont ensuite pliées et roulées en balles. Puis lavées : naturellement grasses, les toisons retiennent la poussière et débris végétaux (jusqu’à 40 % de leur poids!) La graisse (ou suint) est récupérée et raffinée : c’est la lanoline.

Il existe plusieurs qualités de la laine en fonction de la race des moutons.
Certains sont élevés principalement pour leur laine, d’autres pour leur lait et d’autres pour leur viande.
La laine que je travaille est une laine de la race suffolk. Les moutons ne sont ni élevé pour leur viande, ni pour leur laine et encore moins pour leur lait. Ils vivent tranquillement leur vie de mouton et entretiennent la prairie de mon amie.

Propriétés :

– Très souple

– Isolant thermique très efficace : elle enferme la chaleur du corps en l’abritant du milieu extérieur, c’est pourquoi elle isole aussi bien du froid que du chaud. Climatisation naturelle.

– Isolant phonique

– Très fort pouvoir absorbant d’humidité : le plus élevé de tous les textiles

– Ne prends pas l’électricité statique.

– Prend bien les couleurs

– Sensible aux mites

– Détruite par l’eau de javel

– Feutre sous l’action conjuguée eau-chaleur

Résiste bien au feu : se consume lentement, en dégageant une odeur de corne brulée non toxique, en formant une boule noire friable.

Entretien :

– En principe, nettoyage à sec surtout pour les chapeaux.

– Lavage à la main : eau tiède, savon en paillettes (bois de Panama) ou liquide, sans aucun trempage ni frottage. (certaines machines possèdent un cycle lavage à la main)

– Rinçage : température de l’eau identique à celle de l’eau de lavage (sinon risque de feutrage) : eau légèrement vinaigrée pour aviver les couleurs

– Essorage : ne pas tordre ( rouler et battre dans une serviette éponge)

Séchage : à plat sans soleil ni chaleur

Repassage sur l’envers, fer à chaleur moyenne avec une pattemouille

Ne passer à la machine que les étoffes ou vêtement portant la mention «  lavable machine »

Références : cousons cousines ; Aline Prébois livret d’accompagnement de la série télévisée 1978

leschaposdecaro.fr

www.laine-et-compagnie.fr

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